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Les étudiant.e.s luttent à Limoges !

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Un collectif d’étudiant.e.s de l’université de Lettres de Limoges (FLSH) avaient appelé à une assemblée générale (AG) le mercredi 12 décembre. Ce collectif, indépendant des partis et des syndicats, est issu des luttes à la fac de l’année dernière. [1].

L’AG se voulait ouverte afin de proposer une tribune pour les mouvements actuels en lutte, tout en construisant une lutte au sein de l’Université contre la sélection, la loi ORE, ParcourSup et la hausse des frais d’inscriptions pour les étudiant.e.s étrangè.re.s. Ce qui a permis une forte mobilisation avec plus de 150 étudiant.e.s présent.e.s. Il y a eu plusieurs interventions intéressantes, comme celle d’un gilet jaune et de lycéen.ne.s en lutte.

D’abord, un gilet jaune, du rond-point de Chronodrive (zone Sud-Romanet), est venu apporter son témoignage en réaffirmant qu’il ne parlait pas en tant que représentant des gilets jaunes. Et que pour comprendre la situation, il fallait être sur les blocages et que personne n’était légitime pour parler à la place des gilets jaunes [2]. Il a commencé par reprendre les raisons de la colère, notamment contre la taxe carbone. Mais, d’après lui, les discussions sur les ronds-points vont plus que loin la simple taxe carbone et s’élargissent à des questions politiques et sociales (revalorisation des salaires, par exemple).

Il y a eu ensuite, des interventions de lycéen.ne.s en lutte qui appelaient à les rejoindre et à faire des assemblées générales communes. Ce qui a été voté par l’AG par ailleurs. Cela faisait longtemps que les lycées ne s’était pas autant mobilisés à Limoges !

Mais, le plus détonnant, c’était la présence d’une vingtaine d’étudiant.e.s de l’Ecole nationale supérieure d’art (ENSA) qui ont parlé d’occuper leur école et appelé à une AG le lendemain.
Cette AG de l’ENSA s’est déroulée le jeudi 13 décembre, avec un peu plus de 45 personnes. Ils ont pu faire état des différentes mobilisations dans les autres écoles d’art. Avec différentes occupations déjà en cours, comme à Toulouse, Nantes ou Montpellier contre la hausse des frais d’inscriptions.
Il.les ont réaffirmer leur volonté d’occuper l’école de manière à la faire vivre comme un lieu de vie. C’est-à-dire en y dormant, en y faisant des ateliers ou des projections. Afin de s’ancrer dans un lieu de vie et de lutte pour mieux s’arrimer aux mouvements en cours (gilets jaunes, lycées, fac, exilé.e.s, etc.).

Nous continuerons à suivre les prochaines actions sur La Bogue.info.



Notes

[1Voir le Programme de l’Université occupée en mai 2018 : Programme ou l’atelier d’écriture collective