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Avant d’être fermée, la faculté des Lettres était occupée du déjeuner au souper

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Dans tous ce flot d’informations, on en oublierait presque qu’il y a quelques semaines encore, des solidarités se créaient et des luttes s’organisaient un peu partout. Je parlerai ici de ce que j’ai vécu à la fac des Lettres pendant la semaine « d’occupation ».

Le lundi 9 mars, au retour de vacances universitaires, se tenait l’assemblée générale des étudiant.e.s, professeur.e.s, et personnel.le.s administratifs de la faculté des Lettres et Sciences humaines. L’occupation a été voté en grande majorité (le blocage ayant été mis sur la table mais pas retenu). La fac était ouverte la journée. La machine administrative fonctionnait. Les cours avaient lieu selon les choix des profs : cours normaux, cours « alternatifs » en dehors du « cadre universitaire habituel », grève du prof donc pas de cours du tout.

Mais des étudiant.e.s de la fac et de l’ENSA y restaient jour et nuit. Dans le hall un grand « agenda » a vu le jour : chacun selon ses envies et possibilités proposait une activité.
Objectif (de mon point de vue) : que le quotidien change un peu, que des activités autres que les cours voient le jour pour que des gens se parlent, s’aident, voient qu’ielles ne sont pas seul.e.s dans leur situation, qu’ielles sont capables de faire et penser par elleux-mêmes.

Les activités réalisées avec plus ou moins de gens :

  • mardi 10 : matin atelier banderole/détournement d’affiches ; 17 heures, atelier langue de bois devant les amphis.
  • mercredi 11 : matin atelier banderole/détournement d’affiches ; midi, restaurant Universitaire gratuit ! ; 18 heures, rencontre avec les gilets jaunes basques ; soir, cantine au squat.
  • jeudi 12 : manif départ de la fac.
  • vendredi 13 : 9 h 30-12 heures, atelier « Toi aussi parle comme un.e président.e d’Université » ; 10 heures-12 heures, atelier informatique dans le hall (réparations simples, alternatives à Google, protection des données) ; 14 heures, conférence « Souffrance au travail : le procès France Télécom » et en même temps jardinage au potager derrière les amphis.

Mais ça s’est arrêté d’un coup. Pas moyen de se revoir depuis le fameux « confinement ». La suite ? Rendez-vous à la réouverture pour de nouvelles aventures !



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