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Marche convergente vers le Rocher de Clamouzat

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Ce qui a été arrêté un jour, peut l’être toujours.

Marche convergente vers le Rocher de Clamouzat

« Contre l’état d’urgence sanitaire, Pour un libre confinement. »
Rendez-vous le dimanche 10 mai dans un des trois points de départ :
  • Depuis Rempnat à 10 h 30 (place de l’Église - 7 km),
  • Tarnac à 10 h30 (place des Chênes - 7 km),
  • Faux-la-Montagne à 11 heures (parking derrière la Feuillade - 5 km).

Bientôt deux mois de confinement, et de suspension partielle mais réelle du bruit de fond de l’économie globalisée, et nous avons un peu partout bricolé des manières de faire face à la situation. Nous avons inventé sans attendre, en s’écoutant, en apprivoisant nos peurs et nos angoisses, en écoutant les soignants, ceux et celles qui ont assuré les fondamentaux quotidiens, en analysant la situation au fil de nouvelles et d’informations « officielles » confuses et contradictoires.
Les flux se sont ralentis, presque réduits au strict nécessaire. La chape de pollution s’est brusquement dissipée au dessus des métropoles, et l’air y est, comme par miracle, devenu respirable. L’horizon s’est réduit à l’échelle du quartier, du village, de la rue ou de l’immeuble, mais a par endroits ouvert de nouvelles perceptions. Et nous entamons à peine un travail d’inventaire, enfin rendu possible, de tout ce que a soudain été suspendu, contre toute attente. Mais voilà que les porte-parole des puissants de ce monde, les communicants des maîtres de l’économie, un temps dépassés par la situation, s’apprêtent à essayer de reprendre la main sur notre temps, et nos vies. En sifflant le redémarrage du travail et de l’économie. A leur seul avantage, par un simple effet de calendrier. Qui tient le calendrier, pense être maître du cours des choses. Ce serait donc le 11 mai, sur ordonnance, comme une ligne de départ tracée sur des sables mouvants.

Quant à nous toutes et tous, qui n’avons pas la main sur le calendrier, nous préférons à toute projection incertaine sur le « jour d’après » reprendre notre bâton et poursuivre notre lent cheminement vers la sortie du tunnel. Nous n’attendrons pas le coup de sifflet et proposons à toutes celles et ceux que la « reprise » angoisse au moins autant que le virus de se retrouver dès maintenant un peu partout et à une date pas plus ni moins arbitraire que celle du 11, pour prêter un serment commun. Nous ne nous laisserons plus prendre dans les rêves ou dans les cauchemars des puissants. Nous allons nous lever à 10, 20, 100 ou plus et marcher, dans le strict respect des mesures et des distances qui nous semblent justes. Marcher ici, pour converger en un point, où nous affirmerons ou ré-affirmerons ce que nous voulons pour nous-mêmes et les nôtres, et ce que nous voulons rendre possible pour tout un chacun.

Pour beaucoup, nous n’avons pas attendu le confinement pour nous faire notre idée sur le cours du monde et sur les urgences légitimes. Nous pensons qu’il est temps de les ré-affirmer avec force et de se préparer à n’en plus rien céder. Il n’y aura pas « d’après », car la crise dont le virus n’est qu’un symptôme n’en est qu’à son commencement.

Poursuivre ce qui nous paraît juste et arrêter, stopper, tout ce qui rend la vie impossible.

Amenez votre masque, votre bâton de marche, et vos victuailles.

Nous proposons aussi à chacune et chacun d’amener toute contribution à l’assemblée ouverte qui se tiendra au rocher (textes, chansons, pancarte, banderole, propositions pour l’avenir...) ainsi qu’un bocal contenant une bonne poignée de la terre la plus fertile que vous puissiez trouver autour de vous afin de composer sur place un inoculum*.

* : Dans des sols vivants se niche la complexité de ce qui les rend fertile. Les champignons symbiotiques contiennent la mémoire des relations qu’ils ont établis entre les plantes et leurs milieux, ainsi que des conditions traversées, d’année en année. Emporter une poignée d’un tel terreau du pied d’un vieil arbre ou d’un jardin, pour l’associer à d’autres permet de décupler la vitalité des lieux où ils seront ensuite retournés.

Ecoutez ci-dessous l’enregistrement sonore accompagnant cet appel :



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