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La deuxième vague est celle de la colère

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Il ne reste presque plus aucune frange de la population qui, depuis quelques années, n’en ait pris à son tour plein la gueule.

Les travailleurs et travailleuses du soin méprisées et sacrifiées sur l’autel de la rentabilité, envoyées au front sans arme avant d’être encensées et médaillées à coup d’opérations de communication mensongères.
Les retraités de demain qu’on voudrait contraindre à vivre moins bien que ceux d’aujourd’hui et même d’hier.
Les retraités et les aînés d’aujourd’hui emprisonnés dans les EHPAD et sacrifiés par l’absence d’un système de santé réellement public et accessible à tous.
Les chômeurs montrés du doigt et culpabilisés dans un contexte où le salariat devient à la fois une condition de plus en plus violente et de moins en moins universelle.
Les réfugiés et les étrangers enfermés, traqués, ostracisés avec plus de violence et d’indifférence que jamais.
Les enfermés de partout toujours plus disciplinés, les sans-logis verbalisés et enfermés à leur tour, les dépossédées et hors-les-cases de tous poils encore appauvries, les citoyens et citoyennes de tous les pays surveillées, contrôlées, infantilisées, distanciées, confinées et déconfinées au gré de décisions d’un amateurisme coupable, au sujet desquelles on ne leur concède ni pouvoir ni information honnête.
Enfin les gilets jaunes, parmi lesquels se sont retrouvés nombre de ces « premiers de corvée » toujours méprisés par les « premiers de cordée », blessés, dénigrés, peut-être même oubliés, alors que ce qui a provoqué leur soulèvement était justement ce qu’il y a de plus commun : l’exigence d’une vie digne pour tous et toutes, au-delà de toutes les corporations.

Chacune, chacun peut désormais s’appuyer sur les mêmes constats :

la démocratie partout capturée par les technocrates et blessée par les violences et les meurtres policiers, la justice sociale transformée en inégalité organisée, la fin du monde et l’ombre d’un nouveau virus brandies comme de nouvelles menaces permanentes. Et ceux qui prétendent nous en sauver sont ceux-là mêmes qui ont provoqué leur émergence… Désormais nous devons le dire ensemble, de toutes nos forces, au-delà des fausses divisions et des petits intérêts corporatistes :

Ça suffit ! Mettons fin à ce monde toxique !

Bas les masques ! À bas le Macronavirus !
Nous voulons vivre, nous voulons respirer !

RASSEMBLEMENT
MARDI 16 JUIN À 12H
DEVANT L’HÔPITAL D’USSEL
SUIVI D’UNPART EN ACTION

Nous ne laisserons pas confiner notre colère.

AUTRES RASSEMBLEMENTS CONTRE LE HARCÈLEMENT POLICIER :

  • VENDREDI 12 JUIN
    9H TRIBUNAL DE POLICE DE TULLE
    Pour soutenir des camarades qui contestent une des nombreuses verbalisations groupées et arbitraires effectuées pendant le mouvement des Gilets Jaunes
  • MARDI 23 JUIN
    15H30 TRIBUNAL DE PROXIMITÉ DE SARLAT
    Pour soutenir un camarade poursuivi abusivement pour détention d’une pancarte contestataire dans sa voiture


P.-S.

L’illustration utilisée provient d’un travail d’artiste évoquant le lynchage policier de Wissam El-Yamni à Clermont-Ferrand, le 1er janvier 2012.
Des informations sur cette bavure parmi tant d’autres, avec un appel à dons :
http://www.justicepourwissam.com/
Et sur la curieuse affaire au cours de laquelle l’artiste Thierry Thoth a été censuré pour avoir osé évoquer ce meurtre policier :
https://lundi.am/Mort-de-Wissam-El-Yamni


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