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Stop Sécurité globale et autres mesures liberticides, Guéret, samedi 13 février

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Contre le projet de loi Sécurité globale et autres mesures liberticides qui pleuvent depuis des mois : faisons entendre nos voix !

La loi Sécurité globale c’est la surveillance généralisée et la promesse d’une liberté réduite au minimum :

  • Entrave à la liberté de la presse, au droit d’informer et d’être informé(e)s (article 24 sur le floutage des forces de l’ordre - bien que le gouvernement ait promis sa réécriture).
  • Utilisation généralisée et banalisée de drones pour la surveillance de masse (article 22).
  • Élargissement de l’accès aux images de vidéosurveillance à des agents autres que ceux de la police ou de la gendarmerie.
  • Retransmission en « temps réel » au poste de commandement des images captées par les caméras-piétons des forces de l’ordre en intervention et reconnaissance faciale (article 21 qui prévoit l’analyse automatisée en temps réel des images captées pour la reconnaissance faciale, ce qui permettra au centre de commandement de renseigner les agents de terrain en direct sur l’identité des manifestants et manifestantes).
  • Possibilité pour les forces de l’ordre de garder et porter leur arme de service dans les lieux recevant du public.
  • Élargissement des champs d’action de la police municipale.

La promesse de réécrire l’article 24 ne suffit pas ! Nous avons de nombreuses raisons de nous inquiéter du virage liberticide que prend l’Etat français !.

De plus, outre le projet de loi Sécurité globale, 2020 a vu apparaître . :

  • Le projet de loi contre les « Séparatismes », rebaptisé projet de loi « confortant les principes républicains » et ses dispositions visant à interdire l’instruction à domicile.
  • Un projet de loi « Pour un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires » présenté en fin d’année dernière et qui permettrait au Premier ministre, et par décret, de limiter ou interdire les déplacements, limiter ou interdire l’ouverture de certains commerces... et conditionner les déplacements de la population à la présentation des résultat d’un test et/ou au suivi d’un traitement préventif, « y compris l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif ».
  • L’élargissement des possibilités de fichage de la population : les 3 fichiers de « sécurité publique » déjà existants sont élargis par décret et peuvent maintenant concerner des personnes physique ou morales, ou des groupements (associations, zads, groupes Facebook, manifestation...), présentant un danger pour la « sûreté de l’État, ou pour »les intérêts fondamentaux de la Nation« . Ces nouvelles dispositions permettent le fichage massif des militants et militantes politiques, de leur entourage (y compris de leurs enfants mineurs), de leur état de santé, de leurs convictions philosophiques ou religieuses et de leurs opinions politiques (et non plus seulement de leurs »activités" politiques ou religieuses) ou encore de leur activité sur les réseaux sociaux.
  • La déclaration de l’État d’urgence sanitaires qui a permis la mise en place de tout un tas de mesures liberticides : confinements, couvre-feu, fermeture de certains lieux, notamment des lieux culturels : cinémas, théâtres, salles de concert, musées, mais aussi bars, restaurants, discothèques..., interdiction de nous réunir, restriction de nos déplacements...

Demain manifester, ou ne serait-ce que manifester une opinion, sera-t-il encore possible ?

Jusqu’à quand allons-nous docilement accepter d’être tous et toutes traité(e)s comme des suspect(e)s ?

Pour défendre nos libertés individuelles et collectives contre l’autoritarisme :

Rendez-vous à Guéret, 11 heures devant la mairie ce samedi13 février et tous les samedis suivnats.

Amenez vos textes, vos instruments, vos banderoles, vos pancartes, vos idées, discutons, échangeons pour de meilleurs lendemains.

Rassemblement déclaré en préfecture. les manifestation et rassemblement à caractère revendicatif déclaré(e)s en préfecture ne sont pas interdits par l’État d’urgence sanitaire. Nous pouvons manifester.

Le collectif Stop loi Sécurité globale Creuse (Stop Mines 23, Creuse Citron, NPA 23, Le Théâtre d’Or, Sud-Éducation Limousin, Attac 23, Le Trou des Combrailles)