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A Limoges, le soutien à la Zad continue

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Le 14 Mai des banderoles ont été affichées le long de l’A20 en solidarité avec les habitant-e-s de Notre-dame-des-Landes. Voici le communiqué :

Aujourd’hui, en Loire-Atlantique, les autorités doivent se prononcer par le biais d’un "Comité de pilotage" sur le sort de nombreuses activités portées depuis des années par les habitant-e-s de la Zad de Notre-Dame des-landes.

Ce matin, à Limoges, le long de l’A20, sur les différents ponts qui l’enjambent, plusieurs banderoles seront déployées pour affirmer notre solidarité à la lutte en cours pour une prise en charge commune des terres de l’ex-aéroport et rappeler au pouvoir notre détermination à ne pas laisser faire toute nouvelle vague d’expulsions de celles et ceux qui ont permis de sauver le bocage nantais d’un bétonnage à grand frais.

Aujourd’hui, malgré le dépôt d’une trentaine de dossiers agricoles et d’une dizaine d’autres projets, le pouvoir menace toujours la plupart des habitant-e-s de la Zad de Notre-Dame-des-Landes d’une seconde vague d’expulsions et de destructions de fermes et lieux sur le périmètre de l’ex-projet d’aéroport. Rappelons que le bilan de la première semaine d’expulsions montre un déferlement de violence de la part des autorités avec plus de 11000 grenades tirées, 270 blessé-e-s et plusieurs dizaines d’habitations détruites.

Le gouvernement a déjà montré qu’il ne voulait que des projets agricoles répondant aux critères du modèle classique, en autorisant seulement le dépôt de dossiers individuels. Or comme le disent des habitant-e-s de la Zad, "nos activités et nos vies ne peuvent être jugées à l’aune de purs critères de rentabilité économique selon les normes classiques de l’agriculture productiviste ou celles de l’individualisme libéral. Nous continuerons à défendre une vision collective, écosystémique et solidaire de ce qui se vit et se construit sur la Zad."

Gageons que les nombreux automobilistes pris dans les bouchons de ce matin, à la faveur de la grève des cheminots, prendront le temps de discuter de la situation qui leur est faite par le gouvernement, et du sort qui est réservé, à la zad comme ailleurs, à toutes celles et ceux qui veulent échapper au règne de l’isolement et de l’économie et tenter d’autres façons de produire, d’habiter, de vivre.

Nous relayons l’ "appel à mobilisation et à reconstruction" :
"Nous appelons donc tous nos soutiens à rester extrêmement vigilants et prêt.e.s à se mobiliser sur le terrain pour ceux et celles qui pourrons nous rejoindre immédiatement. Nous encourageons également la poursuite des actions décentralisées qui sont menées par dizaines depuis le 9 avril. En cas de nouvelles destructions des lieux de vie nous appelons à une convergence massive sur la zad le dimanche qui suivrait. Ensemble, nous reconstruirons des habitats et cultiverons des jardins vivriers pour toutes les personnes expulsées. Ensemble, nous rebâtirons les lieux d’activité et de partage détruits."