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STOP aux violences dont sont victimes les femmes

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Communiqué de la FSU23 et de la CGT23 pour demander l’éradication des violences faites aux femmes et alerter le gouvernement afin qu’il prenne enfin ses responsabilités sur ces questions et qu’il mette en place, enfin, des mesures ambitieuses et concrètes contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles dont sont victimes les femmes. Ce communiqué s’inscrit dans la journée internationale contre les violences faites aux femmes du jeudi 25 novembre 2021.

Une opération de tractage est prévue jeudi 25 novembre à 7 h 30 devant le magasin NOZ et devant le lycée J.-Favard à Guéret et entre 12 heures et 13 h 30 devant le lycée Bourdan à Guéret.

STOP aux violences dont sont victimes les femmes
Le 25 novembre sera une nouvelle fois la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Les faits, en France :

1 femme sur 3 déclare avoir été victime de harcèlement sexuel sur son lieu de travail.
Seuls 3 cas de violence sur 10 sont rapportés à l’employeur·e.
Dans 40 % des cas, la résolution s’est faite au détriment de la victime.
Seulement 40 % des agresseurs présumés ont été sanctionnés.

Nos organisations CGT23 et FSU23 réaffirment leur engagement contre les violences subies tant dans le cadre privé qu’au travail.
Au-delà des mesures du protocole égalité et du plan d’actions égalité professionnelle, nos organisations CGT23 et FSU23 exigent que le gouvernement français mette la loi en conformité avec les recommandations de la convention 190 de l’OIT qu’il a signée en juin 2019. Il doit doter la législation française de mesures et de moyens ambitieux pour prévenir, contrôler et combattre les violences sexistes et sexuelles au travail.
Malgré les intentions affichées, les actions en faveur des femmes, les moyens réels mis en place sont très insuffisants. Ils ne permettent pas de faire reculer les violences sexuelles et sexistes dans la sphère professionnelle alors même que le harcèlement et l’agression au travail concernent une part importante des femmes. L’État doit prendre ses responsabilités :

  • en accompagnant et protégeant les victimes de violences sexistes et sexuelles sur leur lieu de travail, et ne pas se contenter de déplacer les victimes, ce qui est vécu comme une double peine par ces dernières.
  • en étendant les prérogatives des inspectrices et des inspecteurs et des médecins du travail
  • en lançant une campagne de sensibilisation sur ces violences sexistes et sexuelles auprès de toute la population
  • en désignant de référent·es violences indépendant·es de l’employeur·e et désigné·es par les représentant·es du personnel

La période de pandémie que nous connaissons depuis bientôt deux ans a montré combien les femmes travaillent dans des secteurs essentiels mais pourtant trop peu reconnus notamment en terme de rémunération. Alors que depuis bientôt deux ans les femmes sont en première ligne, il y a, aujourd’hui, urgence à prendre à bras le corps les violences sexuelles et sexistes et mettre en oeuvre des dispositifs contraignants contre toutes les violences faites aux femmes.
Les employeur·es ont un devoir d’exemplarité de ce point de vue et doivent renforcer l’axe concernant la prévention et le traitement des violences sexistes et sexuelles afin que la tolérance zéro s’applique.
Le gouvernement doit immédiatement mettre en œuvre un grand plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Ensemble, exigeons de notre gouvernement à prendre enfin des mesures ambitieuses et concrètes contre les violences sexistes et sexuelles.

A Guéret, le 22 novembre 2021



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