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Pas un homme, pas une femme à la rue !

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Nouvelle expulsion d’un lieu d’hébergement samedi dernier 4 décembre.

Des individu.es pensent, rédigent, votent, décrètent, appliquent des lois et s’acharnent à rendre la vie impossible à d’autres humains parce qu’ils sont réfugiés, migrants, pauvres et tant d’autres qualificatifs.
Si l’esclavage a été aboli en avril 1848, il n’en est pas moins vrai qu’un pan de l’humanité est sous le joug de nouveaux maîtres dont le seul but est de gouverner pour obtenir le plus de profit, et où depuis bien longtemps l’humain n’a aucune valeur, sauf celle de marchandise. Comme toute marchandise, les morts passent dans le compte pertes et profits.

C’est oublier, qu’en même temps, d’autres individu.es s’acharnent à combattre cette politique qui bafoue tous les droits humains.
Le collectif Chabatz d’entrar, depuis novembre 2016, s’obstine grâce à l’énergie de ses militants, de ses sympathisants à défendre le droit de tous les réfugié.es, à porter une autre parole que celle nauséabonde de l’extrême droite, à aider concrètement celles et ceux qui faute de ne pas avoir les bons papiers ont juste le droit de survivre.
Moult manifestations ont été organisées, deux squats ont pu voir le jour (CRDP et le 4 bis, avenue de la Révolution)… La Bogue en a fait l’écho à de nombreuses reprises.

Début juillet 2021, le squat avenue de la Révolution est expulsée. Comme lors de l’expulsion du CRDP, des familles et quelques célibataires ont eu leur situation régularisée, ont pu accéder à un travail et enfin à un logement. Mais une quarantaine de personnes se sont retrouvées à la rue.
Immédiatement, selon les disponibilités et les affinités, se forme, au sein du collectif, un groupe « d’hébergeurs militants » pour tenter l’impossible pari à savoir qu’aucune personne ne passe une seule nuit dehors. Pari réussi jusqu’à début novembre, où il était de plus en plus difficile de trouver des solutions d’autant que de nombreux jeunes mineurs sont venus grossir le nombre de personnes à héberger. Alors encore une fois, puisque les institutions publiques ne répondent pas aux différents appels du collectif pour trouver des solutions aux besoins cruciaux d’hébergement, un troisième squat voit le jour.

4 décembre 2021
Depuis le 15 novembre, des militant.es du collectif mettait tout en œuvre pour rendre possible l’accueil de familles, de célibataires sans papier dans un ancien entrepôt "Atlas" de la zone sud de Limoges, désaffecté depuis 2014.
L’électricité était de nouveau installée, la mise en eau prévue pour le début de la semaine, des cloisons réalisées pour permettre un minimum d’intimité... sauf que l’histoire semble se terminer… Samedi 4 décembre 2021, en début de matinée, une opération policière a procédé à la fermeture du nouveau squat. Il semblerait que cette évacuation ne soit pas légale.
Aussi, le collectif Chabatz d’entrar appelle à un rassemblement jeudi 9 décembre, devant la préfecture, à partir de 18 heures.
Soyons nombreux et nombreuses à répondre présent.es et décider des actions à venir en fonction des éléments juridiques qui pourront être fournis.

Communiqués de presse

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Le communiqué de presse de l’association Chabatz d’entrar
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Le communiqué de presse de la Ligue des droits de l’homme 87


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