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Libéralisation et destruction de la fonction publique : transport ferroviaire, école, hôpital... Le droit de grève nous oblige à les préserver !

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Pour remédier à la dégradation progressive de la qualité du transport ferroviaire au cours des dernières décennies dans notre pays, visible notamment au travers des nombreux retards de trains constatés par les usagers, et parce que le déficit de la SNCF ne cesse de s’accroître en dizaines de milliards d’euros, le gouvernement entend aujourd’hui libéraliser ce secteur et porter simultanément le coup de grâce au statut des personnels de la fonction publique concernée, et notamment à celui des cheminots.
A écouter la ministre des Transports répondre aux questions posées au gouvernement par nos député.e.s mandaté.e.s à l’Assemblée nationale, rien ne serait pire, dans la présente situation, que le statut quo… et c’est a priori son seul argument !

Les rapports qui lui ont été remis indiquent-ils que si le déficit de la SNCF a explosé au cours des dernières années, cela est principalement dû, justement, à une première phase de marchandisation par secteurs de cette entreprise ? Lorsque nos cher.e.s député.e.s constatent la vétusté des installations, font-ils un lien avec les politiques d’austérité mises en place à dessein depuis plus de trente ans dans la fonction publique pour la discréditer et qui ont de fait bloqué tous les investissements publics au profit des actionnaires du privé ? Sur quels rapports s’appuient-ils pour engager une telle contre-réforme alors que la libéralisation du transport ferroviaire n’a engendré que des dégradations (accidents de trains plus fréquents, augmentation des tarifs, territoires moins bien desservis…) dans les pays où elle a été mise en place ?

Un web-documentaire, en accès libre et gratuit, décrit parfaitement toutes ces problématiques : Vérités et mensonges sur la SNCF, de Gilles Balbastre.

Le débat a le mérite d’être clair et les mobilisations qui s’annoncent seront d’une importance capitale : à l’heure où il nous faut conjuguer besoins de mobilité et crise écologique en grande partie due aux transports motorisés, la société française souhaite-t-elle gérer le transport ferroviaire sur son sol de façon souveraine et démocratique, et confier ce secteur à sa fonction publique renflouée des moyens nécessaires, ou bien le céder au secteur privé à des fins lucratives ?

Au-delà, le statut de nos camarades cheminots n’est pas attaqué par hasard : ils sont les derniers garants de notre fonction publique dans ce secteur et les seuls à pouvoir aujourd’hui monter en première ligne pour la défendre, grâce précisément à leur statut !

Mais dans la droite ligne de ce qu’envisage ce gouvernement, ce statut est désormais sur la sellette, à l’instar de ce qui s’est produit il y a quelques années à La Poste, largement libéralisée et ouverte à la concurrence, pour le plus grand bonheur… des actionnaires ! Et certainement pas ni des usagers (tout est devenu plus cher et il est désormais impossible de discuter cinq minutes avec sa factrice ou son facteur…) ni des employé.e.s (les nombreux suicides recensés ne reflètent que faiblement la grande souffrance au travail désormais chronique dans cette entreprise…).

Voulons-nous la même chose à la SNCF ? A l’hôpital ? A l’école ?

C’est pourtant bien ce qui nous attend prochainement si nous continuons à laisser faire les gouvernements néolibéraux qui se succèdent avec les mêmes objectifs.

Notre fonction publique est actuellement en grand danger, dans tous les secteurs, alors qu’elle est (évidemment !) la principale alternative à la gestion capitaliste de notre société.
Nous sommes toutes et tous concerné.e.s !

Il apparaît plus que jamais nécessaire que tou.te.s les citoyen.ne.s se mobilisent autant que possible et soutiennent les camarades qui s’opposent à la libéralisation du rail et à la casse de la fonction publique dans ce secteur et dans tous les autres.
La grève reconductible et le blocage sous toutes ses formes doivent nous permettre de stopper le travail de manière reconductible, jusqu’à l’abandon de cette réforme inique nommée CAP 2022 !

C’est ensemble que nous pouvons la bloquer ! Le droit de grève nous oblige à prendre chacun.e nos responsabilités ! Jusqu’à l’abrogation de CAP 2022, pour le progrès social, pour une fonction publique forte et réaffirmée !



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