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Conférence : Le rappatriement des enfants Français détenus dans des camps Syriens

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La section Limoges de la Ligue des droits de l’Homme a l’honneur d’annoncer une conférence abordant les enjeux du rapatriement des enfants français de djihadistes et de leurs mères retenu.e.s dans des camps en Syrie.

Cette conférence sera présentée par le président de la LDH, M. Patrick Baudouin, le mercredi 25 janvier 2023, à 19h à la salle Jean-Pierre Timbaud (parking de l’Hôtel de ville) à Limoges.

Patrick Baudouin est président de la Ligue des droits de l’Homme depuis 2022, président d’honneur de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et avocat inscrit au barreau de Paris depuis 1971.

Depuis la chute de l’Etat Islamique, en début d’année 2019, plus de 200 enfants français sont détenus dans les camps du nord-est de la Syrie gérés par les forces kurdes dans des conditions indignes. La plupart de ces enfants avait deux ou trois ans en entrant dans ces camps, certains y sont nés, les deux tiers ont moins de six ans. Depuis lors, ils grandissent dans des conditions particulièrement difficiles, dans le climat de violence généralisée de ces camps, privés de soins adaptés et ne bénéficiant d’aucun soutien psychologique, alors même qu’ils portent les stigmates de leurs blessures et traumatismes. Ils ne sont pas scolarisés, vivent sous des tentes de fortune, exposés à des températures extrêmes, été comme hiver, à des incendies qui ont déjà fait plusieurs victimes. Depuis 2019, 300 enfants sont décédés dans ces camps et les orphelins français sont livrés à eux mêmes.

De nombreuses institutions et associations, tant nationales qu’internationales se sont élevées contre ce maintien dans les camps syriens, situation profondément attentatoire aux droits de l’Homme et dénoncent une violation manifeste des conventions signées par la France. Devant une opinion française majoritairement réticente, le gouvernement se montre opposé à un rapatriement, le limitant tout d’abord au « cas par cas ». Puis, pour répondre à la condamnation par Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), organise le rapatriement de 35 enfants et 16 femmes, non renouvelé à ce jour. Impasse humanitaire pour ces enfants, impasse juridique pour leur mère. Impasse sécuritaire car laisser ces enfants grandir dans ces camps conduira à fabriquer de la radicalisation et accentuer la menace terroriste. Le coordonnateur des juges d’instruction anti-terroristes français lui-même a publiquement affirmé que ces rapatriements étaient une priorité tant humanitaire que sécuritaire.