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1948-2018 ; Israël : 70 ans de violations des droits des Palestiniens et des résolutions internationales. Ça suffit !

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15 mai 1948 : c’est la Nakba (catastrophe pour le peuple palestinien), 800 000 Palestiniens sont expulsés de leurs foyers et de leurs terres, des villages sont rasés…, à la suite de la proclamation de l’indépendance d’Israël.

15 mai 2018 : cela fait 70 ans que les Palestiniens endurent l’occupation, la destruction et l’annexion de leurs terres, la confiscation de l’eau, le régime colonial militaire que leur impose Israël ; mur, check points, routes de contournement qui permettent aux colons israéliens de passer librement des colonies implantées en Cisjordanie à Israël…

A Gaza, 2 millions d’habitants dont 1,3 million de réfugiés sont enfermés dans une étroite bande de terre et subissent le blocus israélien depuis 11 ans ; économie à plat, chômage, bombardements de l’armée israélienne (2008-2009, 2012… ). La population survit grâce à la perfusion de l’aide humanitaire.
Cette situation perdure malgré les multiples résolutions de l’ONU qui réclament l’arrêt de la colonisation, de l’occupation et la restitution des terres aux Palestiniens.
Depuis la fin du mois de mars, l’armée israélienne tire à balles réelles sur les habitants de Gaza protestant contre le blocus : plus de 40 morts et des milliers de blessés dont des très graves en raison de l’utilisation de balles explosives. Malgré une situation désastreuse et une vie impossible, les Palestiniens continuent de résister face au blocus, à l’occupation et à la colonisation de leur pays. La volonté du gouvernement israélien est de briser toute résistance en emprisonnant massivement les militants des droits humains comme Salah Hamouri, avocat franco-palestinien en détention administrative depuis le 23 août 2017, Khalida Jarrar, parlementaire, en détention administrative depuis le 2 juillet 2017.
Ils sont 6119 prisonniers dont 330 enfants, le plus jeune n’a que 8 ans, 59 femmes, 11 parlementaires… Les enfants comme les adultes sont arrêtés, poursuivis par la justice militaire israélienne, soumis à l’isolement cellulaire, interrogés, violentés… Ahed Tamimi, 17 ans, a été arrêtée le 15 décembre 2017 parce qu’elle tentait de faire partir un soldat israélien de son jardin.
Nous réclamons au gouvernement français et au Parlement européen des mesures politiques fortes pour faire pression sur le gouvernement israélien :
La protection du peuple palestinien.
La suspension de l’accord d’association économique Union Européenne-Israël, dont l’article 2 considère le « respect des droits humains et des principes démocratiques » comme un « élément essentiel ».
La reconnaissance de l’État de Palestine.
Et ainsi exiger :
La levée du blocus sur la population de Gaza.
L’arrêt de la colonisation de la Cisjordanie, préalable nécessaire pour la relance des négociations entre Palestiniens et Israéliens.
La libération de tous les prisonniers politiques et aussi celle de George Ibrahim Abdallah, militant libanais de la cause palestinienne incarcéré depuis plus de 30 ans en France et éligible à la libération conditionnelle depuis 1999.

Le peuple palestinien résiste ! Soutenons-le !

Rassemblement : mardi 15 mai à 17 heures, place Saint-Michel (Saint-Michel-des-Lions) à Limoges

A l’appel du Collectif pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens : Limousin-Palestine (AFPS), Femmes en noir, Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS)…