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Haute-Vienne : fin de période d’essai pour nos députés

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Cela va faire plus de six mois que les élections ont porté à l’Assemblée de nouveaux députés. En Haute-Vienne, ce sont trois nouveaux, tous en marche derrière Emmanuel Macron, qui se sont imposés. Rapide retour sur leur travail législatif et de contrôle du gouvernement propres à la fonction parlementaire.

Cela va faire plus de six mois que les élections ont porté à l’Assemblée de nouveaux députés. En Haute-Vienne, ce sont trois petits nouveaux, Marie-Ange Magne, Jean-Baptiste Djebbari et Sophie Beaudouin-Hubiere qui se sont imposés, tous en marche derrière Emmanuel Macron. Rapide retour sur leur travail législatif et de contrôle du gouvernement propre à la fonction parlementaire.

A eux trois, seraient donc justifiées 62 semaines d’activité, soit environ 310 jours de présence ou 2 170 heures de travail (pour une semaine de 5 jours et de 35 heures). Et tout ça, pour quoi ? Au total nous avons :

  • 12 questions au gouvernement (10 écrites et 2 orales, pour moins de 2 000 mots et seulement 4 réponses) ;
  • 138 présences en commissions (pour 34 prises de paroles) [1] ;
  • 65 interventions de plus de 20 mots (34 en commissions et 31 en hémicycle) ;
  • 1 rapport écrit ;
  • 0 proposition de loi ;
  • 4 propositions de loi signées (4 même lois signées par nos trois députés) ;
  • Environ 16 votes chacun à l’Assemblée (sur 354 votes possibles [2]) ;

Autrement dit, de grands foudres de guerre, indépendants et impliqués.

Et tout ça a coûté aux habitants, a minima, la bagatelle de 51 1770 euros [3]. Cela commence à faire cher le mot.

Quand on sait qu’il est possible d’ajouter à nos trois députés au moins cinq collaborateurs parlementaires (dans sa déclaration, Marie-Ange Magne n’avait pas encore recruté les siens en juillet dernier), et donc potentiellement 27 000 euros par mois de dépenses en plus pour nos trois députés, l’addition commence à être salée.

Il n’y a pas à dire, les élu-e-s sont bien récompensé-e-s pour imposer un travail toujours plus long et mal payé, détruire notre chômage et nos droits sociaux.



Notes

[1La dernière législature, la XIV, a enregistré, d’après le site de l’Assemblée, 5 941 heures pour l’ensemble des huit commissions. 1 200 heures par an soit environ 100 heures par mois à se partager. Autant dire que c’est pas le travail qui étouffe nos commissionnaires.

[2Au total, 63 textes ont été examinés et 29 textes de loi ont été définitivement adoptés.

[3Uniquement basé sur le traitement mensuel des députés. Et donc sans compter les avantages en nature liés au poste.

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