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Soutien au mouvement de contestation populaire au Soudan et contre les expulsions

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Le samedi 22 juin à Tulle, place de la Cathédrale à 17 heures, aura lieu un rassemblement de soutien au mouvement de contestation populaire au Soudan et contre les expulsions. Il y aura des discussions sur la situation actuelle brûlante au Soudan, sur la situation des personnes exilées et la menace d’expulsion qui pèse sur beaucoup d’entre elles.

Depuis 6 mois, le peuple soudanais s’est levé contre la dictature sanglante d’Omar Al Bachir. Au pouvoir depuis 30 ans, il était le seul président en fonction a être poursuivi par la Cour pénale internationale pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Durant tous ces mois de contestation, des milliers et des milliers de personnes sont venues de tout le pays et ont occupé pacifiquement jour et nuit la place en face du quartier général de l’armée à Khartoum pour demander la chute du régime, la liberté, la justice et le transfert du pouvoir militaire aux civils.

Le 11 avril dernier, le dictateur Al Bachir a été destitué par l’armée. Mais maintenant les pires criminels de guerre qui forment le Conseil militaire de transition sont à la tête du pays, notamment les Janjawids (ou les Forces de soutien rapide), ces groupes paramilitaires qui sèment la terreur et massacrent la population au Darfour depuis des années, avec à leur tête le redoutable général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti ».

A l’aube du 3 juin, les Janjawids ont attaqué le sit-in géant tenu depuis des semaines par le mouvement de contestation. Ils ont sauvagement brûlé le campement, tabassé, tué, jeté dans le Nil et violé les manifestant.es. Au moins 118 personnes sont mortes, plus de 500 sont blessées, des centaines de personnes arrêtées et portées disparues. Khartoum est actuellement en état de siège, les Janjawids armés et les unités des services de renseignement et de sécurité (la NISS) - que l’on croyait avoir disparu - ont colonisé la ville et terrorisent la population.

Malgré la tension, l’Association des professionnels soudanais (SPA), fer de lance de la contestation antigouvernementale qui perdure depuis le 19 décembre 2018, continue à appeler à des grèves générales illimitées, des manifestations et des blocages dans tout le pays.

Pendant ce temps, la France, elle, continue à vendre des armes à l’Arabie saoudite, à l’Égypte et aux Émirats arabes unis, les trois principaux soutiens de la dictature militaire actuellement au pouvoir au Soudan. Ces mêmes armes qui servent à réprimer dans le sang le peuple qui se révolte au Soudan.
Pendant ce temps, la France et l’Europe financent et soutiennent les Janjawids pour surveiller les frontières et empêcher les civils de fuir.
Pendant ce temps, la France renvoie de force des ressortissants soudanais vers le Soudan.
Pendant ce temps le préfet de la Corrèze, M. Veau, expulse des exilé.es, les oblige à quitter le territoire français et leur interdit d’y remettre le pied. Faire cela c’est les envoyer à la mort !

Arrêt immédiat de la collaboration avec les dictatures !
Non aux expulsions !
Pour un accueil inconditionnel et des papiers pour toutes et tous !
Vive la lutte du peuple soudanais !

Il y aura de quoi manger. Retrouvons-nous !



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