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Fermeture pure et simple du centre de tri postal de Limoges

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Dans un communiqué, la CGT a annoncé la fin de l’activité du tri du courrier à Limoges, rue Philippe-Lebon en zone Nord, dès mars 2018. « À partir de cette date, tout ce qui est destiné au “hors Limousin” serait trié à Poitiers et tout ce qui est destiné au Limousin serait transféré au mois de juin. »

[Mise à jour le 14/02 : le transfert des activités du Centre de Tri de Limoges, vers Poitiers et Clermont Ferrand, est repoussé. Un nouveau calendrier serait proposé fin mars.]

Alors qu’il semblait, au début, que la direction souhaitait seulement « transformer » le Centre de tri du courrier actuel en plate-forme multiflux (traitement du courrier et des colis de la région Limousin), la réalité est tout autre. Seule certitude : le centre de tri va bel et bien fermer ses portes. Le courrier de la Haute-Vienne sera envoyé à Poitiers et celui de la Creuse et de la Corrèze à Clermont-Ferrand. Pour justifier cette fermeture, la direction explique se tabler sur une baisse de moitié de l’activité courrier.

Quid des salariés ?

Conséquence pour les usagers en terme de délais de distribution (adieu le J +1, bonjour les quotidiens à 16 heures voire 17 heures), conséquence surtout pour les 190 salariés du centre de tri de La Poste, sur les 300 que compte le site.

Officiellement, la direction a annoncé le maintien des 190 emplois, d’abord avec la mise en place de la fameuse plate-forme multi-flux, mais aussi grâce à la perspective d’une plate-forme téléphonique nationale dédiée aux « nouveaux services ».

Dans le détail : « Une centaine irait à la plate-forme multiflux et une dizaine à celle dédiée aux services. Les autres ? On ne sait pas. Et on ne sait toujours pas quelle sera l’activité de ces structures. » Pourtant, le 6 décembre dernier, si une solution semblait avoir été trouvée pour 25 des 190 salariés concernés, pour les autres, c’était le flou le plus total !

Une situation ambigüe

D’autant que les plates-formes ne seront pas disponibles d’ici à deux mois mais plus vraisemblablement courant 2019 (à ce jour le terrain sur lequel construire les fameuses plates-formes ne semblent pas avoir été trouvé). Quid des salariés d’ici-là ?

Par ailleurs, des reconversions seront-elles possibles sur ces nouveaux sites, ou les salariés devront-ils quitter la région pour continuer le tri ? La direction affirme, accords en main [1] : « Tout le monde retrouvera une place dans la nouvelle organisation. » Mais à quel prix ? A plus forte raison alors même que les conditions de travail ne sont pas encore formalisées : heure d’arrivée du courrier, etc.

C’est certain, la Poste version centre d’appel, tout de suite ça a de quoi rassurer, en effet.

© Photo par Daniel.


P.-S.

Fédération nationale des salariés du secteur des Activités postales et de télécommunications CGT, mail : cgtfapt87@orange.fr.


Notes

[1La CGT est le seul syndicat à n’avoir pas signé l’accord.