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Campement d’été « avec ou sans gilet » à Lacelle (19) du 19 au 21 Juillet

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Depuis quelques années, et tout particulièrement depuis le 17 novembre, les lignes bougent, ce qui paraissait impossible auparavant est devenu pour beaucoup comme une évidence. « Il faudrait qu’on s’y mette tous ensemble », « il faudrait que ça pète », « il faut s’organiser »… Il s’est passé quelque chose, rien ne sera plus comme avant, nous sommes nombreux.ses à avoir pris goût à ne plus subir en silence. Des groupes se sont formés partout en France et notamment ici en Limousin. Nous entendons parler les un.es des autres, nous nous sommes croisé.es dans telle manifestation, sur tel blocage, telle occupation, et nous sentons que nous aurions tout à gagner à mieux nous connaître, à coordonner nos efforts.

Le programme précis de ces trois jours en pièce jointe.

Le rythme qu’a pris le mouvement ces derniers mois nous permet difficilement de réfléchir au-delà du prochain samedi, de sortir la tête du guidon de nos luttes spécifiques, de nos projets individuels et collectifs, de tout ce à quoi on tient. Sur les places, dans les assemblées populaires, sur les ronds-points nous avons trouvé l’amitié et l’agir commun, sur les champs, au Capitole et à l’occasion d’autres grands rendez-vous, nous avons fait l’épreuve d’une force qui nous dépasse, mais ici sur les territoires que nous habitons nous sommes encore confrontés à de l’impuissance. Pourtant c’est là que nous sommes, que nous pouvons nous coordonner et que nous pouvons agir : défendre notre hôpital, nos trains, nos forêts, celles et ceux qui ont trouvé refuge parmi nous, notre droit à la terre, à l’eau, à mener une vie digne… (et là aussi qu’on peut serrer quelques cravates).

Nous proposons de prendre ce temps qui nous échappe. Retrouvons-nous cet été, en juillet, sur la commune de Lacelle, en Corrèze, sur la Montagne limousine, pour trois jours de rencontres, de discussions, pour imaginer et construire ces contre-pouvoirs dont nous avons besoin sur le territoire.

Nous avons pensé que cette rencontre sur trois jours pourrait s’organiser à partir de propositions discutées en amont dans les différents groupes du secteur. Lors de la première réunion, à Eymoutiers, qui réunissait des participants au Syndicat d’habitants de la Montagne limousine et des Gilets jaunes d’Ussel et de la Montagne nous avons énuméré tout un tas de thèmes possibles à aborder en tentant de partir des thèmes que les un.e.s et les autres ont abordé ou tenté d’aborder dans les derniers mois. Nous avons finalement opté pour une organisation en trois temps qui répondent aux trois enjeux principaux du campement :

Jour 1 : « mieux se connaître »

  • ce que nous avons fait, ce que nous avons réussi, ce qui nous a manqué...
  • groupes de travail autour des problématiques soulevées par les présentations du matin (partage d’expérience et d’analyses, assistance mutuelle...)
  • soirée : présentation des initiatives des un.e.s et des autres dans tous les coins du limousin.

Jour 2 : axes de travail : ce sur quoi on peut/veut agir sur le territoire…

  • Plusieurs discussions plénières et groupes thématiques : coût de la vie, transports, travail, logement, services publics, écologie, eau-forêt, santé, répression, accueil des exilés, solidarités, désobéissance, media, outils...
  • Ateliers pratiques divers : sérigraphie, théâtre de l’opprimé, street medics, veille juridique...

Jour 3 : modalités d’actions et de lutte pour les mois qui viennent, rendez-vous communs.

Tous les groupes désireux de participer au campement sont invités à se faire connaître et à faire des propositions de contenu (discussion, présentation, ateliers pratiques…) en écrivant à l’adresse suivante (les inscriptions sont vivement recommandées) :

syndicat-montagne@ilico.org

Un pré-programme plus étoffé sera mis en ligne dans les jours qui viennent.

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Les Gilets jaunes en tant que mouvement populaire ne sont plus à présenter, celles et ceux qui portent cette invitation se sont retrouvés entre la sortie 23 de l’autoroute A 89 et les places d’Eymoutiers ou d’autres villages du Plateau, lors d’une inter-rond-point dans le train entre Ussel et Limoges. Ils et elles ont partagé la nécessité de prendre du temps pour discuter, reprendre des forces et rencontrer d’autres dynamiques locales et nationales (comme l’Assemblée des assemblées).

Le Syndicat de la Montagne limousine, de qui émane cette proposition, est le dernier nom que s’est donné un processus de convergence d’habitants des plateaux du Limousin qui n’a cessé de s’affirmer depuis des années (notamment lors des Fêtes de la Montagne Limousine et de différentes luttes locales). Dans cette nouvelle phase, entamée il y a maintenant 2 ans, différents collectifs, associations et personnes se sont attelées à construire ensemble un outil pour défendre leurs intérêts communs, les intérêts du territoire et de celles et ceux qui y vivent, contre tout ce qui les menace et pour y dessiner un avenir possible et désirable. Son point de départ est cette idée que si beaucoup de choses nous échappent encore, il en est d’autres qui n’attendent que nos énergies conjuguées, ici et maintenant, pour se réaliser, et pour lesquelles nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. }